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Eis
30 novembre, 2007, 22:29
Classé dans : A découvrir...

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Méticuleux dans ses compositions, acerbe dans ses textes, Eis élabore différentes textures sonores qui vont de paire avec le contenu angoissé des paroles, sans jamais oublier d’être offensif et novateur, notamment avec le très graphique clip « Nous dessinerons des moutons »…
A découvrir ici : http://eisweb.free.fr/
Bonne visite !



Les mots imaginaires…
29 novembre, 2007, 21:37
Classé dans : A vous de jouer !

Parce que malgré la richesse de la langue française il y a plus encore de nuances dans les situations ou les impressions que de mots, il est possible de se laisser tenter par l’invention de sa propre combinaison de lettres, de syllabes et de sons.
P
arce que certains de ces mots imaginaires traduisent si bien des sensations spécifiques qu’il semblent qu’elles ne puissent s’exprimer précisément d’aucune autre façon, je vous propose ici de nous faire partager vos indispensables ! Alors à vous de jouer !

Exemple : (se) cratériser : qui forme une sorte de cratère.
« Il pleut du glacial de cette eau qui se cratérise sur le sol », Vert clown.



Nuits d’hiver
24 novembre, 2007, 20:01
Classé dans : - - Echantillon de poésie,Kaléidoscope

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Nuits d’hiver brodées de légendes, de héros et de dieux,
Ulysse, Achille, Cronos et Zeus rivalisent de lumière,
Illuminent de leurs ombres mêlées le ciel voilé :
Troie surgit, s’invite, hésite, mais cette fois n’aura pas lieu ;
Saturne ne fera carrière que d’encres et de poussières…

« Dommage », murmure la lune qui proposait la nuit guerrière,

Hypothèses et constellations étant piètres auxiliaires.
Iliade ou Odyssée s’ennuient d’inachevés adieux :
Veni vidi vici ! mais la nuit a déjà tranché,
Elle n’est qu’une aventurière sans étendard ni bannière,
Refuse désormais camaïeux et combats fallacieux…



Faut-il inventer la vérité ?
22 novembre, 2007, 22:07
Classé dans : Les philomalines...

La vérité existe-elle, ou bien faut-il l’inventer ? La vérité est-ce la réalité, est-ce l’évidence ? Ce qui n’existe pas ne contient-il donc aucune vérité ? Une vérité est-elle absolue, est-elle discutable, est-elle propre à chacun ?



Conversations ordinaires
22 novembre, 2007, 0:58
Classé dans : - - Parcelle de prose,Kaléidoscope

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A côté de moi ou bien suis-je à côté d’elle, il y a une heure qu’elle est assise. Face à son verre plein. Elle n’y touche pas, comme on aspire parfois à vivre sans oxygène. Immobile, le regard noyé d’un vide en suspends, livre ouvert à la mémoire effacé ; il est des choses invariables. Un soleil vespéral qui perd ses derniers instants de bavardage et d’inepties, éclabousse de génie, sans savoir qu’il meure. La faim est sûre. Reste, seul, le chemin.
A côté de moi ou bien suis-je à côté d’elle, ses yeux morts n’entendent pas, n’entendent rien, ni les assonances ni les transcendances de rayons déclinants ponctuant d’un « ave caesar ! » le pastiche du présent. Sa tête, seule, émulsionne.
Et son verre lui dit : « Je suis. »
- Je te pardonne.
Ou bien : « Je sais. »
- J’abandonne.
En silence. Rien n’est plus muet qu’un verre dans ses derniers instants.
Mis à part, peut-être, ces mains blafardes qui s’avancent, bravent le zèle – « morituri te salutant » – de la lumière crépusculaire, parcourent en tremblant, comme si elles avaient peur, comme si elles hésitaient finalement, la distance qui les séparent encore, presque une infinité, de la fragile amarre d’un verre de vin.
A côté de moi ou bien suis-je à côté d’elle, elle ne boit pas.
Elle aspire.
Avale sans goûter la douce et insidieuse chaleur retrouvée.
Et il ne reste d’autre vérité que les caprices d’un soleil agonisant, rendant à ses cheveux, à son visage, mais pas à ses yeux, un éclat fugitif et mystérieux ; celui d’un temps qui semble s’être oublié. Il fait trop mal de s’en rappeler…



Geneviève Gauckler
14 novembre, 2007, 15:35
Classé dans : A découvrir...

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Je vous propose aujourd’hui un voyage dans l’univers coloré, drôle, surprenant et jubilatoire de Geneviève Gauckler, graphiste qui balade son optimisme déjanté à travers les différentes sphères de la culture de l’image, et qui sait manier sans jamais nous lasser le langage visuel qui lui est propre…
Rendez-vous chez elle : http://www.g2works.com/

Bonne visite !



Jaune sang
10 novembre, 2007, 19:59
Classé dans : Les malinesses...

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Coque blanchâtre et translucide, un petit coquillage est alangui dans une paume ouverte, îlot sur une flaque opaque. A l’intérieur de cet imaginaire monde – univers absolu et démesuré aux limites de ses murailles, comme le crâne abrite de son caveau l’hypnotique du cerveau – habite un être insolite au corps mou, larvaire et idiot. Puisque l’homme s’étonne de l’intelligence animale le jour même où il oubli qu’il en est un, la main qui le tient ne s’étonne de rien. Elle n’est qu’un assemblage de ridules et de tranchées superficielles, réseaux digital qui cherche son reflet dans les réflexions sinueuses et dures du coquillage qu’elle supporte.
Et dans la main vide de sens et d’esprit, une tache exponentielle par laquelle s’assemblent, s’allient, s’aliènent l’un à l’autre la paume qui saigne et le fossile qui pleure ; et les larmes jaunes iodées et le lagon d’or rouge immortel et noir à force de concentration se mêlent, se fondent, s’effacent d’un même mouvement. Et comme rien ne s’échappe de l’écrin rond d’une pomme à cœur ouvert, d’un coquillage d’hypocrisie sincère, l’homme et l’animal simultanément apprivoisés, meurent et s’endorment dans l’innovation inventé de leur sérum d’écorcés.


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