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Bulles blondes
28 février, 2008, 17:52
Classé dans : Vos malinesses à vous !

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Le bar enfumé
Verre mousse et bulles blondes
Sur un air de rock

Dans sa bière amère
Un philosophe embrumé
Cherche la lumière

Le clochard au bar
Penché sur son petit noir
A l’air d’en broyer…

Mimik

>> Retrouvez “Bulles Blondes” (Haiku au bar) sur http://mimiclectik.canalblog.com/



Evaporation
25 février, 2008, 17:21
Classé dans : - - Parcelle de prose,Kaléidoscope

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Il n’en a parlé à personne.
Oh, il a bien essayé, risqué un mot à la pause café, glissé un autre à sa moitié, offert la sonorité d’un dernier au silence du ciel, disséminé une lettre dans chaque pièce qu’il traverse, éparpillé une syllabe dans chaque main qu’il sert, saupoudrer un fragment de phrase à chaque chose que ses yeux voient ; jusqu’à ce que le puzzle soit si mince qu’il soit impossible de le reconstituer.
A moins de l’écouter.
Or qu’écoute un café froid si ce n’est les ébullitions de sa propre substance, un associé préoccupé si ce n’est le tintement de son porte-monnaie, une moitié aveugle et amoureuse si ce n’est les « je t’aime » qu’il faut lui souffler, le silence dépeuplé si ce n’est l’agrément de son espace vide, le ciel clair si ce n’est l’imperceptible bruissement d’un orage proche ?
Il n’a rien dit.
Puisqu’à son secret ne répond que l’écho plat de son propre timbre et les rires flous des passants. Il n’a rien dit, rien dit vraiment puisque sa voix s’est évaporée ; peut-être n’a-t-elle jamais existée…



Faut-il tendre à l’équilibre ?
24 février, 2008, 15:54
Classé dans : Les philomalines...

Le juste milieu est-il toujours préférable ? La stabilité est-elle un état enviable ? Est-elle rassurante ou ennuyeuse ; générée par l’immobilisme ou bien le mouvement perpétuel ? L’équilibre, est-il synonyme d’uniformité ? Faut-il donc être modérément excessif ?



La couleur d’autrefois
23 février, 2008, 14:13
Classé dans : Vos malinesses à vous !

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Elle est un tribu d’îles et d’ailes.
Elle est un bagage teinté de premières fois ; premier sujet de colle : « La liberté des uns s’arrête là où commence celles des autres ». Elle est un code secret dessiné en bouche vers l’oreille et ainsi reconnu de tous. Elle est une palette d’émotions : le mauve-aube, l’ambre-amitié, le noir à broyer que l’on esquisse aux doigts tachés sans pinceau pour affiner. Elle est une panoplie d’interdictions consciemment ignorée appelée fièrement rebellion mais que les adultes nuancent la dépeignant en expériences. Elle est l’émoi d’un mois à peine qui s’attarde des mois lorsqu’à l’encre à effacer un prénom au cœur de la paume était tatoué. Elle est un singulier d’heures primaires créant le pluriel des pleurs secondaires. Elle est un passé toujours présent, l’or d’un trésor indiluable puisque l’eau du temps déjà a coulé sans rien gommer. Indélébile couleur d’autrefois chantée en chœur, en canon et à contre-temps, sans la mesure de la clef apportée par les silences d’une gamme d’innocence.

Elle est une tribu d’ailes froissées à déployer vers les îles ivoires de la mémoire.

Minuimivie

>> Retrouvez “La couleur d’autrefois” sur http://minuimivie.over-blog.com



James Jean
23 février, 2008, 12:37
Classé dans : A découvrir...

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Illustrateur puisant son inspiration dans les comics américains, James Jean s’attache à traduire, au travers des peintures et des extraits de carnets de croquis qu’il nous dévoile, l’univers onirique et mystérieux, parfois provoquant, qui le caractérise.
http://www.jamesjean.com/
Bonne visite !



Carpe diem
20 février, 2008, 0:32
Classé dans : - - Parcelle de prose,Kaléidoscope

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Un pétale de dentelle blanche, délicat et tendre, nous est né au matin. Soleil d’une timide caresse, rosée d’un lent baiser, il s’éveille et s’émerveille de ce jardin voilé d’un doux reste de nuit. Petit chose étonné de couleur innocente, il s’ouvre et se donne tout entier – symphonique prodige de liberté – à l’envoûtement du vent qui l’appelle en son sein, au frissonnement que lui propose l’aubade de la brise. Précautionneusement, pétale après pétale, se déplie alors l’embryon froissé d’une fleur offerte au prémices de ce jour, brillant d’unicité.
Au milieu de ses frères, jeunes pousses graciles et tiges fraîches, têtes couronnées fièrement élancées à l’assaut du ciel clément, éclos ainsi le blanc iris fleurdelisé, perle rare et velouté de la légèreté de ses fragrances passées, de la tiédeur irisée de ses nuances opalines, de l’involontaire grâce de ses pétales ployés, de l’euphorie éthérée, enfin, de ses gloires ternies.
Car déjà – carpe diem – une main s’approche, s’étend, hésite, revient ; cueille le témoignage passionné de la fleur florentine arquée en plein ciel comme pour lui transmettre le message codé que les dieux, ou bien les hommes, ont confiés à sa corolle…
Et puis s’endort, dans le creux de cette paume ouverte, le déclin anesthésié d’un immaculé iris, ni tout à fait neuf, ni tout à fait fané, mais qui porte en son cœur l’espérant émois de qui quitte ce monde, assuré de l’avoir rendu un peu meilleur…



Peut-on justifier l’injustice ?
17 février, 2008, 18:07
Classé dans : Les philomalines...

La justice est-ce l’égalité ou l’équité ? Est-ce la loi, le droit, ou ce qui est légitime ? Ainsi peut-il être juste d’enfreindre la loi ? De même, peut-on dire qu’il y a-t-il de justes inégalités ou au contraire est-il juste de vouloir l’égalité à tout prix ? Peut-on donc justifier l’injustice ?


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