Découverte, liberté et expression

Mauve moulin
1 février, 2008, 23:18
Classé dans : Les malinesses...

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Etrange obscurité qui ne vit que de lumière ; occultes ténèbres qui meurent dans la nuit, noirceur flexible, intrinsèquement greffée à la clarté ; comme si l’eau avait besoin de sécheresse pour se régénérer, la chaleur de froideur pour enfler.
Etrange obscurité sculpturale, lorsqu’au midi elle se reporte sur le sol, fantomatique silhouette au soir ou timide nébulosité matinale, cette ombre dévorante est l’éminence grise du roi soleil. Riche de projets, ébauches et suggestions, elle calcule exponentiellement, mise sur la position de l’astre rayonnant, parie sur le temps. Engage jusqu’à sa vie pour gagner, briller elle aussi, de peur que trop vite, on ne l’oublie.
Etrange obscurité qui se découpe alors, dentelle éphémère et alias noir pour le grand arbre penché, la rivière enjambée ou le moulin dégingandée ; quatre doigts sur un bras tournoyant sans cesse, jusqu’à l’ivresse.
Etrange obscurité esthète, qui réfléchit, reflète et innove, veut faire de l’incertitude de sa vie une œuvre d’art, contrastée, peinte d’idées, de noir et de violet. Figure mouvante, changeante – à la fois mobile et enracinée, comme le printemps, le vol d’un corbeau solitaire – continue à pirouetter sur l’herbe sèche, l’ombre du vieux moulin. Poker du vent.


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