Découverte, liberté et expression

Faut-il travailler ?
24 mars, 2008, 14:40
Classé dans : Les philomalines...

Le travail est-il une nécessité, une contrainte, une obligation, un droit ? Est-il pour l’homme une liberté ou une servitude ? Contribue-t-il à unir ou au contraire à diviser en engendrant de l’inégalité ? L’homme s’accomplit-il dans le travail ?



Sublimations
24 mars, 2008, 0:34
Classé dans : - - Parcelle de prose,Kaléidoscope

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Visages burinés, mains écorchées et corps fatigués ; j’attends. L’un de ces regards qui ne soit pas empreint de pitié, l’un de ces sourires qui ne soit pas grimace déguisée ; l’une de ces choses qui ne viennent jamais. Peut-être ne faut-il pas trop croire, en la nature et en sa bonté ; peut-être faut-il douter, du temps et de l’humanité…
Rues propres, champs moissonnés et toitures réparées, j’attends ; il est six heures, un soir d’été. Fiat lux ! Que la lumière soit ! dira demain la soutane du curé ; fiat lux ! Que vos yeux voient ! réfutera le silence nos bras ouvriers ; fiat lux ! Que l’ombre et la clarté ne se mélangent pas ! retiendront les ouailles endimanchés…
Gobelets vidés, outils rangés, et sacs de papier fermés ; j’attends. Le forgeron forge encore, le tisserand tisse l’ultime mètre, le mendiant mendie sa dernière pièce. Moi, j’attends l’espoir. Que le forgeron prêche, le tisserand chante et le mendiant philosophe ; que l’on se souvienne qu’un pauvre laboureur laboure, et pense, aussi…
Travail accomplit, journée bien remplie et quelques instants de répit ; j’attends. Mais quitte-t-on sans le renier son état laborieux ? Passe-t-on du jour à la nuit, du blanc au noir, du solide au gazeux ; du corps à l’esprit ? Soudain, là-bas, au coin de la rue, une femme me sourit. Je n’attends plus. Il est six heures, un soir d’été…



KT Tunstall
20 mars, 2008, 12:14
Classé dans : A découvrir...

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A ses mélodies efficaces et généreuses KT Tunstall associe le sourire de sa voix chaude et jazzy pour nous offrir, du folk à la pop, toute l’étendue de son talent… Une immersion totale dans son univers vous attend ici : http://www.kttunstall.com
Bonne visite !



Bleu fané
17 mars, 2008, 17:54
Classé dans : Vos malinesses à vous !

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Il n’en a parlé à personne.
Il a scellé ses lèvres,
Barricadé son cœur,
Verrouillé son âme.

Prisonnier de ses larmes,
Il a rendu les armes.

Sur la toile de sa vie
Les couleurs ont terni,
Le bleu s’est fané
La joie est passée.

La douleur a masqué
Les traits de son visage.

Mais le temps, en ami,
Tourne parfois la page.
S’entr’ouvrent alors les lèvres,
S’abaissent les barricades.

Et vers le ciel tout à coup rafraîchi,
S’envolent à jamais les mots interdits.

Fabeli

>> Retrouvez “Bleu fané” (Le chagrin) sur http://fabeli.canalblog.com/

 



Vers une normalité moyenne ?
17 mars, 2008, 12:08
Classé dans : Les philomalines...

Le besoin de norme est-il justifié ; ou bien n’est-ce qu’un concept absurde et arbitraire, expression de la médiocrité de l’esprit humain qui stigmatise toute différence minoritaire ? La normalité est-ce la moyenne ; ou bien n’est-ce qu’une carence tolérée à la liberté de chacun ? Peut-on ainsi enfermer la norme dans le statistiquement fréquent ?



Grain de souvenir
15 mars, 2008, 13:19
Classé dans : - - Parcelle de prose,Kaléidoscope

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Si le sable se souvient de mes pas, je ne sais pas. Moi je me souviens de ses grains dérobés, de ses robes dorées, de ses dunes fluides et de ses bras doux. Je me souviens du ciel sans nuages de ce jour où je l’ai rencontré pour la première fois, et où timidement je lui ai dit : « Monsieur, vous me semblez bien beau ; plus beau même que les étoiles parsemées dans le firmament, et qui cherchent piètrement à imiter vos grains. »
D’un seul mouvement, d’un seul tenant, le sable parementé de ses pléiades d’argile ambré, comme les cellules d’une peau veloutée, s’est alors mis à chanter cette étrange complainte triste, peut-être pour me désavouer : « Un gravier n’a de beauté que celle de ses milliers d’étoiles tombées et qui meurent tout doucement sous tes pieds… » Baissant lentement les yeux, j’ai vu le sable onduler et s’élever dans l’étreinte du vent, et sa poussière scintiller. De sa danse, j’ai saisit un grain, essence d’affranchie beauté, et au creux de ma main, petite étoile décédée, il s’est mis à briller.
Si le sable d’aujourd’hui se souvient encore de mes pas, je ne sais pas. Moi j’ai toujours ce fragment, trésor du passé, nostalgie du présent, ce grain de sable capturé dans la boite de ma mémoire. Parfois, il y brille encore ; un jour, promis, je lui rendrai sa liberté…



Ludovic Andral
12 mars, 2008, 18:16
Classé dans : A découvrir...

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Sobriété et finesse pour le portfolio de Ludovic Andral, où se côtoient avec bonheur portraits et photos de mode. Entre naturel et mise en scène, il nous entraîne tout au long de ses galeries dans une perpétuelle quête de beauté…
http://www.andralludovic.com/
Bonne visite !


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