Découverte, liberté et expression

KT Tunstall
20 mars, 2008, 12:14
Classé dans : A découvrir...

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A ses mélodies efficaces et généreuses KT Tunstall associe le sourire de sa voix chaude et jazzy pour nous offrir, du folk à la pop, toute l’étendue de son talent… Une immersion totale dans son univers vous attend ici : http://www.kttunstall.com
Bonne visite !



Bleu fané
17 mars, 2008, 17:54
Classé dans : Vos malinesses à vous !

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Il n’en a parlé à personne.
Il a scellé ses lèvres,
Barricadé son cœur,
Verrouillé son âme.

Prisonnier de ses larmes,
Il a rendu les armes.

Sur la toile de sa vie
Les couleurs ont terni,
Le bleu s’est fané
La joie est passée.

La douleur a masqué
Les traits de son visage.

Mais le temps, en ami,
Tourne parfois la page.
S’entr’ouvrent alors les lèvres,
S’abaissent les barricades.

Et vers le ciel tout à coup rafraîchi,
S’envolent à jamais les mots interdits.

Fabeli

>> Retrouvez “Bleu fané” (Le chagrin) sur http://fabeli.canalblog.com/

 



Vers une normalité moyenne ?
17 mars, 2008, 12:08
Classé dans : Les philomalines...

Le besoin de norme est-il justifié ; ou bien n’est-ce qu’un concept absurde et arbitraire, expression de la médiocrité de l’esprit humain qui stigmatise toute différence minoritaire ? La normalité est-ce la moyenne ; ou bien n’est-ce qu’une carence tolérée à la liberté de chacun ? Peut-on ainsi enfermer la norme dans le statistiquement fréquent ?



Grain de souvenir
15 mars, 2008, 13:19
Classé dans : - - Parcelle de prose,Kaléidoscope

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Si le sable se souvient de mes pas, je ne sais pas. Moi je me souviens de ses grains dérobés, de ses robes dorées, de ses dunes fluides et de ses bras doux. Je me souviens du ciel sans nuages de ce jour où je l’ai rencontré pour la première fois, et où timidement je lui ai dit : « Monsieur, vous me semblez bien beau ; plus beau même que les étoiles parsemées dans le firmament, et qui cherchent piètrement à imiter vos grains. »
D’un seul mouvement, d’un seul tenant, le sable parementé de ses pléiades d’argile ambré, comme les cellules d’une peau veloutée, s’est alors mis à chanter cette étrange complainte triste, peut-être pour me désavouer : « Un gravier n’a de beauté que celle de ses milliers d’étoiles tombées et qui meurent tout doucement sous tes pieds… » Baissant lentement les yeux, j’ai vu le sable onduler et s’élever dans l’étreinte du vent, et sa poussière scintiller. De sa danse, j’ai saisit un grain, essence d’affranchie beauté, et au creux de ma main, petite étoile décédée, il s’est mis à briller.
Si le sable d’aujourd’hui se souvient encore de mes pas, je ne sais pas. Moi j’ai toujours ce fragment, trésor du passé, nostalgie du présent, ce grain de sable capturé dans la boite de ma mémoire. Parfois, il y brille encore ; un jour, promis, je lui rendrai sa liberté…



Ludovic Andral
12 mars, 2008, 18:16
Classé dans : A découvrir...

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Sobriété et finesse pour le portfolio de Ludovic Andral, où se côtoient avec bonheur portraits et photos de mode. Entre naturel et mise en scène, il nous entraîne tout au long de ses galeries dans une perpétuelle quête de beauté…
http://www.andralludovic.com/
Bonne visite !



Bulles blondes
28 février, 2008, 17:52
Classé dans : Vos malinesses à vous !

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Le bar enfumé
Verre mousse et bulles blondes
Sur un air de rock

Dans sa bière amère
Un philosophe embrumé
Cherche la lumière

Le clochard au bar
Penché sur son petit noir
A l’air d’en broyer…

Mimik

>> Retrouvez “Bulles Blondes” (Haiku au bar) sur http://mimiclectik.canalblog.com/



Evaporation
25 février, 2008, 17:21
Classé dans : - - Parcelle de prose,Kaléidoscope

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Il n’en a parlé à personne.
Oh, il a bien essayé, risqué un mot à la pause café, glissé un autre à sa moitié, offert la sonorité d’un dernier au silence du ciel, disséminé une lettre dans chaque pièce qu’il traverse, éparpillé une syllabe dans chaque main qu’il sert, saupoudrer un fragment de phrase à chaque chose que ses yeux voient ; jusqu’à ce que le puzzle soit si mince qu’il soit impossible de le reconstituer.
A moins de l’écouter.
Or qu’écoute un café froid si ce n’est les ébullitions de sa propre substance, un associé préoccupé si ce n’est le tintement de son porte-monnaie, une moitié aveugle et amoureuse si ce n’est les « je t’aime » qu’il faut lui souffler, le silence dépeuplé si ce n’est l’agrément de son espace vide, le ciel clair si ce n’est l’imperceptible bruissement d’un orage proche ?
Il n’a rien dit.
Puisqu’à son secret ne répond que l’écho plat de son propre timbre et les rires flous des passants. Il n’a rien dit, rien dit vraiment puisque sa voix s’est évaporée ; peut-être n’a-t-elle jamais existée…


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