Découverte, liberté et expression

Le souvenir imaginaire…
11 février, 2008, 16:43
Classé dans : A vous de jouer !

Parce que l’imaginaire est souvent plus prolixe que la grisaille du quotidien, parce que l’on aimerait parfois revivre différemment un instant de notre vie passée ; racontons-nous ici ! Un grain de folie, un soupçon d’envie, une dose de vie, voici le moment extraordinaire de votre souvenir imaginaire…



Mourir blanc
10 février, 2008, 17:41
Classé dans : Vos malinesses à vous !

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Neige sur le pont de Taiko aujourd’hui.

Vol de larmes surpris ce matin par le gel,
Les flocons délavent le visage du ciel,
Sertissant les passants aux pas ensevelis
D’étincelants silences, au plaisir de leur danse.

Leur mémoire glacée fige le doux soupir
De l’eau de la rivière en son bleu souvenir,
Qui reflète les cieux, sous le pont de Taiko,
Là où choît l’horizon dans un cri sans écho.

Au seuil du mourir blanc d’un jour qui se termine,
Les mains d’ébène hésitent sur cette peau d’hermine
Que presse au dos du pont, dans son train incessant,
Le flux silencieux d’élégiaques passants.

Belles-aux-yeux-de-miel, fermez vos kimonos,
Car il neige ce soir sur le pont de Taiko.

Théo

>> Retrouvez “Mourir blanc” sur http://archipel-de-theo.over-blog.com/



Le mensonge est-il légitime ?
9 février, 2008, 12:34
Classé dans : Les philomalines...

Le mensonge est-il parfois nécessaire ou bien est-il toujours condamnable ? Par exemple un mensonge efficace est-il préférable à une vérité angoissante ? De même, le mensonge vaut-il mieux que l’ignorance ? N’est-il que tromperie ou bien y comporte-t-il une part de vérité ? Le mensonge peut-il donc être légitime ?



Immémoriale écume
5 février, 2008, 19:27
Classé dans : - - Parcelle de prose,Kaléidoscope

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Soupir.
On ne voit pas toujours son reflet dans un miroir. Pâles et intransigeants, les reflets sont rituels, formels ; partiels. On n’y voit que cet instant là, définitivement figé ; provisoirement imparfait. Seule, peut-être, la conjugaison de toutes ces réflexions, indignes portraits distingués, pourrait oser concevoir l’esquisse de ce que l’on est.
Soupir.
Dans ce miroir, lui voit des yeux sans fond, perdus et vagues comme l’écume de sa voix qui ne les atteints pas. Dans ce miroir, elle voit l’ombre d’un regard, translucide et vaste comme les choses oubliés, qui errent, ignorantes du passé. Dans ce miroir, il voit des cheveux défaits, ombrés de frissons, poudré d’argent ; des cheveux qui parviennent presque à donner l’illusion d’antan. Dans ce miroir, elle voit des mèches plombées de blanc, parcheminées de temps ; des cheveux qui ne jouent pas au vent. Elle voit des lèvres ternes et ridées déjà, des pommettes saillantes et inconnues, des sourcils qui se froncent laconiquement. Il voit des lèvres fines et moqueuses encore, des pommettes hautes et rieuses, des sourcils qui se sourient symétriquement. Dans ce miroir, il voit une épouse, une mère, une aïeule qui ne le reconnaît pas, ne le reconnaît plus.
Soupir.
Résiduelle écume instantanée, insaisissable sable filé, inconstante image renvoyée ; dans ce miroir, elle voit une femme, pas vraiment belle, pas vraiment vieille, une femme malhabile et insolite, dont le reflet translucide et vaste comme ces choses oubliés, erre, ignorant du passé. Et puis, à l’ombre frémissante d’une voix monotone, vaguement familière, ces grands yeux sans fond, perdus et innocents comme le timbre de cette voix qui ne les atteints pas, ces yeux flottent, s’approchent et se retirent, comme le soupir d’une vague incertaine, peut-être celle, fugace, du souvenir…



Marino Parisotto
5 février, 2008, 1:33
Classé dans : A découvrir...

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Considéré comme l’un des plus grands photographes de mode, Marino Parisotto, nous dévoile ses somptueuses photos. Laissons-nous séduire par son travail artistique soigné, tourné vers la beauté, le mouvement et l’émotion…
C’est ici : http://www.marinoparisotto.com/
Bonne visite !



Mauve moulin
1 février, 2008, 23:18
Classé dans : Les malinesses...

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Etrange obscurité qui ne vit que de lumière ; occultes ténèbres qui meurent dans la nuit, noirceur flexible, intrinsèquement greffée à la clarté ; comme si l’eau avait besoin de sécheresse pour se régénérer, la chaleur de froideur pour enfler.
Etrange obscurité sculpturale, lorsqu’au midi elle se reporte sur le sol, fantomatique silhouette au soir ou timide nébulosité matinale, cette ombre dévorante est l’éminence grise du roi soleil. Riche de projets, ébauches et suggestions, elle calcule exponentiellement, mise sur la position de l’astre rayonnant, parie sur le temps. Engage jusqu’à sa vie pour gagner, briller elle aussi, de peur que trop vite, on ne l’oublie.
Etrange obscurité qui se découpe alors, dentelle éphémère et alias noir pour le grand arbre penché, la rivière enjambée ou le moulin dégingandée ; quatre doigts sur un bras tournoyant sans cesse, jusqu’à l’ivresse.
Etrange obscurité esthète, qui réfléchit, reflète et innove, veut faire de l’incertitude de sa vie une œuvre d’art, contrastée, peinte d’idées, de noir et de violet. Figure mouvante, changeante – à la fois mobile et enracinée, comme le printemps, le vol d’un corbeau solitaire – continue à pirouetter sur l’herbe sèche, l’ombre du vieux moulin. Poker du vent.



Doit-on choisir ?
30 janvier, 2008, 22:01
Classé dans : Les philomalines...

La possibilité d’un choix est-ce la preuve de la liberté ? Doit-on l’exercer ou bien peut-on ne pas choisir ? Choisir de ne pas choisir est-ce un choix comme un autre ? Y a-t-il des bons et des mauvais choix ? Choisir est-ce perdre ou obtenir ?


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