Découverte, liberté et expression

La cicatrice bleue
30 janvier, 2008, 21:24
Classé dans : Vos malinesses à vous !

cicatrice05.jpg

Dans l’hiver bleu du ciel, pas l’ombre d’un visage
Ni même une chimère à troubler la raison :
Rêves et cauchemars dépeuplent l’horizon
Et le cœur se caresse au soleil sans mirage.

La douleur au tombeau, c’est l’espoir qui frissonne,
L’Essentiel que l’on touche à la pointe d’un cil,
Le jour qui se parfume à l’effluve subtil
D’un sentiment si pur que la nuit s’empoisonne.

Dans le bleu de l’hiver, pas l’ombre de ton ombre
Ni celle de ton chien mais il y a le ciel
Dévêtu des tourments des vents et de l’Ariel,
Où vit un Paradis sans fardeau ni décombre.

L’espoir et la raison renient la démesure,
Le faux et le semblant, les cris et compromis ;
Il faut donner de l’air aux ailes en repli
Et du baume sur l’âme où suinte une blessure.

© Moun

>> Retrouvez “La cicatrice bleue” sur http://intemporelle.unblog.fr/



Takashi Okada
29 janvier, 2008, 21:40
Classé dans : A découvrir...

takashiokada.jpg

Amateur de flash et d’illustration typographique, Takashi Okada, web designer, nous propose la découverte de ses superbes travaux en noir et blanc. Découvrons notamment ses séries expérimentales, mélange d’esthétisme et de poésie… http://okadada.com/
Bonne visite !



Couleurs de ciel
29 janvier, 2008, 19:15
Classé dans : Vos malinesses à vous !

couleursciel.jpg

Le ciel a ses nuits
Nuits vert-lune

Dans la beauté austère
De l’ombre et de la brume

Le ciel a ses frissons
Frissons magie-fusion
Sur l’épiderme du rêve
Qu’un souffle fait frémir

Le ciel a ses chansons
Chansons torrent de rire
Et la tête qui tourne
De vivre enfin

Tay

>> Retrouvez “Couleurs de ciel” (Le Ciel) sur http://interligne.over-blog.com/



Into the wild
26 janvier, 2008, 19:27
Classé dans : A découvrir...

 

intothewild2.jpg

Il y aurait tant à dire sur un film comme celui-ci, simple et grandiose à la fois…
C’est un film triste et beau comme on les aime ; où l’on chemine pas à pas, lucide et sans jugement, vers une chute qui est aussi une rédemption. C’est l’histoire d’un homme, entier, sans concession, et d’une quête, peut-être celle du bonheur ou de la liberté, surtout celle de l’accord des ses actes et de ses pensées. Vivre pleinement et sans hypocrisie, voilà le défi fou auquel « Alex supertramp » nous convie. Into the wild est cette fable philosophique, inspirée de faits réels, qui ne peut que toucher profondément l’être en nous qui a soif de vérité et de grands espaces. Une ode à la vie révélée par l’implacable beauté de la nature, avec ce goût unique de l’authenticité… Into the wild, le bien nommé, puissant et poétique à la poursuite d’un idéal, est aussi une invite à l’introspection, une plongée au cœur de notre propre nature…
Pour en savoir plus, rendez-vous ici : http://www.intothewild.com/



La perfection existe-t-elle ?
26 janvier, 2008, 19:03
Classé dans : Les philomalines...

Qu’est-ce que la perfection ? Faut-il la rechercher ? Existe-t-elle ? En a-t-on réellement besoin ? La perfection, est-ce une notion personnelle ou universelle ? Peut-on parler de perfection de l’instant ? De perfection partielle ? Enfin l’imparfait ne sublime-t-il pas, parfois, le parfait ?



Pianissimo
25 janvier, 2008, 1:06
Classé dans : - - Parcelle de prose,Kaléidoscope

pianissimo2.jpg

Aujourd’hui, un homme est parti.
Le long de ce chemin de terre, juste là, brodé d’herbe, entouré de vent cinglant. Sur son passage les corbeaux s’envolent ou s’enfuient.
Et le ciel bouleversé de son absence et la terre affamée de sa présence se disputent le droit de l’aimer. Requiem du jour des blés murs et dorés, blondeur des prés ; requiem de la nuit du ciel humble et triste, nuages éplorés. Jusqu’au soleil et à lune qui – l’un d’un hommage, l’un d’un adieu – se sont approchés du théâtre de cet ultime voyage.
« J’ai pour destin la liberté de la nouveauté, le choix de la difficulté » avait-il dit une nuit ou un jour. « Alors voici, brillant inconnu au regard franche et aux cheveux fous, dit la terre, voici mon dernier chemin inexploré ; suis-le, je te l’offre ». « Alors voici, jeune inconnu téméraire, dit le ciel, voici le courage de l’infini ; prend-le, je te l’offre ».
Aujourd’hui, un homme est parti.
Seul. Comme une erreur. Comme si la mort s’était leurrée.
Le long de ce chemin de terre, juste là, brodé d’herbe, entouré de vent cinglant. Sur son passage le ciel pleure, les corbeaux volent. De la terre s’élève la douce complainte de leur envol. Alors, d’un dernier pas, d’un dernier regard, d’un dernier souffle, il murmure : « C’est beau à en mourir… »
Mezzo piano. Piano. Pianissimo.



Brun Janvier
23 janvier, 2008, 13:51
Classé dans : Les malinesses...

janvier051.jpg

Distraction fugace de l’angoisse, qui sans cesse revient, use d’insomnies, joue d’utopies et sape les insaisissables débris de ce qu’il reste en moi de profonde humanité. Courage atrophié, volonté minée ; dors dans mon dos cette bête frayeur, grâce originelle, barbare alacrité qui ne demande qu’à s’époumoner : gigantesque ovoïde avide, ballonnée de l’agressive acuité de ses lèvres bleues, elle s’approche et s’étire, me regarde, semble me dire : « Toi, tu penses ; moi, je vis ! Il ne sera que ce que je serai ! ». Assassinat.
Et mes desseins, bruns janvier, dérisoires et fatigués à l’aube de cette nouvelle année, s’anesthésient pour se perdre à jamais dans l’irascible résolution d’une bouche immense et immonde – si grande pour moi – qui n’a de cesse de m’avaler comme pour mieux me retenir, chaperon pétrifiée, dans sa gorge de loup gris. Etranglée. Peut-être pour prolonger d’agonie mon lâche destin d’être abdiqué…
Mais puisque qu’ici et ailleurs sont deux jumeaux, parallèles idéaux, dont la disjonction même crie l’homologie ; puisque que tout est concept substantiel et abstraction essentielle, alors, puissance et robustesse, moi, je suis, l’abandon.


1...34567...14

Rat(s) de Bibliothèque |
amazighunique |
*libé-LuL* |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | mes sens
| Mi corazon
| livre des souvenirs