Découverte, liberté et expression

Farandole universelle
7 janvier, 2008, 2:26
Classé dans : - - Parcelle de prose,Kaléidoscope

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Lentes envolées des feuilles croquantes, parcheminées par la mort à laquelle elles ont trépassées ; le ballet propose ce soir au vent l’orchestre. Abandonnée aux palinodies, bourrasques et accalmies, rien n’est plus beau qu’une feuille. Myriade universelle, qui à la mort appose la renaissance, pluie végétale qui s’offre et nourrit les racines de l’arbre qui l’a vu naître ; l’automne est farandole. Une feuille, n’est jamais immortelle.
Une feuille est éternelle. A l’instant où son corps friable d’une sève fuguée propose sa révérence, se détache de son ombilical rameau, elle chorégraphie sa chute, d’oranges, de bruns et de rouges, accorde à son trépas une gloire singulière, effleure dans un infime crissement, et pour la première fois depuis longtemps, l’accueillante humidité d’un sol gorgé.
Et la brise, soudain, lui insuffle l’inanité d’un être animé et ranime les braises de toutes ces feuilles tombées ; fait de leur transe une incandescence. Mouvements irréguliers comme l’effleurance des peaux de deux cavaliers, bruissements rythmés du souffle court du danseur, courbes inspirées comme le creux d’un dos arqué, l’intelligence d’une jambe en retrait ou la douce suspension d’une main vacillante ; l’automne s’adonne, passionnément, au vent.
Nobles envolées de feuilles chatoyantes, guirlandes, défilés et quadrilles en symphonie – polychromes applaudissements – le bal des frondaisons a commencé.
Et puis la brise rompt l’enchantement du funèbre ballet, s’anéantit comme l’on s’abstient de respirer, pour contempler l’inéluctable déclin et la traction pesanteur qui plaque les feuilles sur le linceul de la terre. Dans l’au-delà, elles se décomposent. Abreuvent et alimentent. Surgit alors, intrinsèquement recyclée, la vie : cycle immuable, renaît au printemps la feuille effacée au travers de foliations nouvelles…
A l’heure où je vous parle, les protagonistes de cette danse terrible et belle, comme aujourd’hui, se sont tues. Il n’existe plus ni valse ni tango que dans le fertilisant souvenir d’humus hiverné qu’elles ont fondé ; promesses d’avenir. Mais les arbres, toujours, continueront à pleurer, de jaunes, d’oranges et de rouges de leurs larmes universelles…



Peut-on vivre sans illusions ?
4 janvier, 2008, 1:15
Classé dans : Les philomalines...

En quoi l’homme a-t-il besoin d’illusions ? L’illusion est-elle un baume pour la vie ou au contraire enchaîne-t-elle dans une perpétuelle tromperie ? Faut-il se satisfaire de ses illusions ou faut-il les perdre ? L’illusion est-ce l’imagination, le rêve ?



J’écris le blues en rose
4 janvier, 2008, 0:35
Classé dans : Vos malinesses à vous !

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J’écris pour retrouver encore
Ma tour d’ivoire, ma grille d’or,
J’écris pour accéder enfin
Au seul pays qui soit le mien.

J’écris pour échapper toujours
Au médiocre et au désamour,
J’écris pour vous fuir et parfois
J’écris pour fuir mes propres voix…

J’écris pour écouter un peu
Le bruit de l’eau, de l’encre bleue,
J’écris pour caresser des yeux
Le chant des mots silencieux.

J’écris à ma muse infidèle
L’immense besoin que j’ai d’elle,
J’écris : »donnes-moi des enfants
Qui vivront éternellement ».

J’écris pour que la vie desserre
L’étau sur mon coeur à l’envers,
J’écris pour qu’elle me pardonne
Quand mes songes me déraisonnent…

Mais dans mon ciel tout est si beau,
La plume se prend pour l’oiseau,
Alors je peins le blues en rose
Et sers un autre vers
A ma prose…

Alizarine

>> Retrouvez l’intégralité de “J’écris” sur http://laboiteacouleurs.blogspot.com/



Banksy
29 décembre, 2007, 0:16
Classé dans : A découvrir...

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Découvrons ou re-découvrons ensemble les célèbres, et parfois éphémères, travaux de Bansky, mélange d’humour noir et de critique en règle du monde d’aujourd’hui. Artiste underground à l’ironie sarcastique, ses pochoirs, souvent subversifs, toujours surprenants, nous sont présentés ici : http://www.banksy.co.uk
Bonne visite !



Nuancier d’hiver
28 décembre, 2007, 1:04
Classé dans : Vos malinesses à vous !

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J’ai vu venir le premier gris des frimas,
pleurant dans l’air comme des piquants d’étoiles.
Le tissu des feuilles avait soufflé sa poussière aux ramures des arbres,
et les courbes de terre avaient retrouvé leur marron des sources.
Alors, tandis qu’au ciel bleu cassé
la lueur du soleil s’éloignait pour un tour,
je me suis réfugiée
dans l’odeur rose café de tes bras
pour sommeiller jusqu’au printemps,
sous les effluves de nos rêves colorés.

Frederianne

>> Retrouvez “Nuancier d’hiver” sur http://www.revesland.com



Merci !
28 décembre, 2007, 0:03
Classé dans : Infos !

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J’ai voulu cet espace pour moi, pour vous, et vous êtes toujours plus nombreux à me faire confiance, à écouter, partager, proposer, et le faire vivre tous les jours ; si bien qu’aujourd’hui ce blog, le mien, le vôtre, a connu sa millième visite !!
Alors un grand merci
à vous pour votre oreille attentive ou votre verbe habile, vous qui êtes, habitués ou de passage, si pleinement acteurs dans cet univers…! Et puisque le meilleur ami de « merci » est « beaucoup », alors à tous : merci beaucoup !
Malinement vôtre, ;)
Maline



Se libère-t-on de ses désirs ?
26 décembre, 2007, 21:40
Classé dans : Les philomalines...

Faut-il libérer ses désirs ou se libérer de ses désirs ? Il y a-t-il des bons et des mauvais désirs ? Et sommes-nous responsables de nos désirs ? Pourquoi, par exemple, désirer ce qui n’est pas nécessaire ? Le désir est-il maîtrisable, dépendant de notre volonté ? Quelle différence peut-on voir entre désir et volonté ?


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